| Date: | 2011-08-16 23:19 |
| Subject: | meme |
| Security: | Public |
Meme des livres lus, vu chez zazaone et petite_dilly
Marquez en gras ceux que vous avez lus, soulignez ceux que vous avez lus en partie, mettez en italique ceux que vous avez l'intention de lire, rayez ceux que vous avez l'intention de ne jamais lire.
( Read more... )
La longue et improbable liste des trucs fandomiques qu'il serait fort bien de finir d'ici fin septembre (RL ou pas RL *arghhhh*)
- URGENCES ABSOLUES :
* écrire deuxième partie du Conte pour Shinrin ! => ficsurdemande
- CELA URGE AUSSI mais un peu moins :
- BONNES RÉSOLUTIONS :
* ce serait bien de repartir sur ma lancée de l'année dernière (100 mots par jour minimum...)
Les nouvelles règles de LJ visant à purger les comptes dits inactifs (0 ou 1 post sur le compte + 2 ans d'inactivité) risquent de mettre à mal le RPG. En effet, le jeu s'est arrêté en 2006, et les joueurs ne postaient que sur la communauté, leurs comptes sont donc vides pour la plupart et vont donc tomber normalement sous la nouvelle loi de LJ (qui avait jadis promis de ne jamais supprimer aucun contenu... tskkkkkk). Impossible de savoir pour l'heure si les posts et les commentaires des comptes purgés qui ont été faits sur d'autres journaux/communautés seront eux aussi purgés ! Si tel est le cas, instantamots qui, elle, ne tombe pas sous le coup de la purge, disparaîtra malgré tout, tous les joueurs ou presque de la com' étant purgés.
De l'eau a coulé sous les ponts depuis 2006, des joueurs ont quitté LJ, j'y suis pour ma part à peine. En plus, ce sont les vacances !
Et un ordi mort et un déménagement plus tard, je n'ai plus accès à l'e-mail d'instantamots ni à aucun mot de passe de mes comptes qui lui étaient attachés (sauf moi_malefoy et mondingus dont j'ai pu réinitialiser le mot de passe auprès de LJ en réactivant mon vieil e-mail, purgé par yahoo).
Si des joueurs passent par ici et ont encore accès à leur compte, si vous pouviez faire deux posts sur le journal de votre personnage, ça pourrait aider !
Shinrin, si tu me lis encore, tu avais parlé d'une sauvegarde ? A-t-elle été faite ? Sinon, j'essayerai de m'occuper d'archiver la com', si LJ confirme ce que je crains.
EDIT : merci aux anciens joueurs qui ont pu se loguer ou qui ont essayé, j'ai pu récupérer pour ma part chat_gryff et tourdivoire et miss_jesaistout, merci aussi si vous pouvez faire passer le message ^^.
... et même si vous savez !!
Shakes a fait un post d'utilité publique qui explique très simplement et très lisiblement tout pour bien ponctuer les dialogues en français (et aussi en anglais) ^_____^ : c'est ICI, et c'est le BIEN. Je conseille fortement d'y jeter un œil ^^.
Oui, même si vous savez. Parce que je croyais en toute bonne foi utiliser la ponctuation correcte (les dialogues ponctués n'importe comment, j'avoue, c'est comme les fautes d'orthographe, cela me gâche tout plaisir de lire – à la troisième récidive de la majuscule accordée à un verbe introducteur après un guillemet fermant, j'ai tendance à soupirer longuement avant de fermer le chapitre et de faire une croix définitive sur la fic...) et j'ai constaté que j'avais inversé les tirets d'incise et les tirets de dialogue ! honte sur moi ^^;;; J'utilisais les tirets d'incise (–) pour les tirets de dialogue (—) et vice-versa !
Cela tombe pile poil : la nouvelle vocation de ff.net semblant être de rendre les fics illisibles en foutant en l'air la ponctuation quand on charge un texte et en supprimant tous les symboles pour nous imposer la si peu esthétique ligne horizontale afin de séparer les en-têtes du chapitre comme les scènes à l'intérieur, je suis en train de rectifier peu à peu toutes mes fics ^^ (pour ne surtout pas utiliser la dite ligne horizontale *héhéhé*) ; je vais donc en profiter pour corriger aussi mes tirets ^^. Perfectionniste un jour perfectionniste toujours !.
puisqu'avec la suppression de la posssibilité de créer des Basics Accounts (Comptes de base), la pub va venir envahir encore davantage LJ, je me suis dit que ça pourrait peut-être intéresser ceux qui comme moi détestent voir une pub sur Jésus-Christ Superstar ou les magasins Auchan dans leur champ de vision en lisant leur fic slash et qui n'ont pas déjà installé un navigateur customisé à l'anti-pub ;p (j'ai fait ultra simple, un truc pas à pas pour ceux que les choses informatiques rebutent)
( suppression totale en 3 étapes )
Pour ceux qui aiment customiser leur petit navigateur Firefox (cela m'échappe toujours que I.E. soit encore utilisé O_o) et ceux qui aiment lire LJ (et ses clones) ou sans se fatiguer ou en vitesse (ah pouvoir tout lire, commentaires inclus sans quitter sa page de lj-friends, c'est le pied !), ces deux posts (en anglais) sont une mine d'or ! C'est très très complet (y a plein de scripts que je ne connaissais pas), bien expliqué (c'est orienté Windows, mais croyez-moi, dès qu'il s'agit d'extensions Firefox et de scripts Greasemonkey, tout marche aussi très très bien sous Mac ;pp)..., en bref, le pied. Et tout cela est parfaitement gratuit, s'il fallait le préciser ^_^.
( mes customisations préférées )
Et enfin, en bonus, si vous rêvez de conserver ce merveilleux petit clip YouTube/DailyMotion/etc. pour l'archiver ou pouvoir le (re)(re)voir sans être connecté, le site Keepvid vous permet de récupérer gratuitement et très simplement le dit clip en .flv (fichiers flashvidéo lus par VLC sans aucun souci !)
( du mécanisme sournois de l'insomnie )
Vous ne savez même plus si c'est un conte ou un roman jeunesse ; si ça parlait d'un cerf ou d'un renne quoique vous êtes sûr qu'il aimait, sous sa forme humaine, la mère du héros ; si l'animal était d'or, de cristal ou de vermeil ; si la peau de cerf était celle du père ou celle de l'enfant lui-même, bien qu'elle ait été cachée par la grand-mère pour éviter que l'enfant la revêtisse ; si c'était la Laponie ou juste une contrée d'hiver inventée, si l'enfant finissait par tuer le cerf son père ou par partir avec lui ou par devenir le cerf lui-même qui conduirait tout son peuple vers les contrées verdoyantes...
T_________________T
Il est trois heures du matin et alors que vous auriez juré avoir lu cette histoire enfant dans la bibli municipale (ça ne devrait pas être si loin votre enfance que ce soit si flou !!!), vous commencez à douter sérieusement... à force de chercher n'êtes-vous pas juste en train de réinventer un conte avec les topoi ad hoc ??? Ce qui n'arrange pas du tout l'insomnie galopante de vos petites neurones...
Reste la bouteille à la mer, pour tenter d'apaiser une dernière fois les petits rouages de votre cerveau.
Pitié, est-ce que ça dit quelque chose à quelqu'un ????? T____________________________________T
Heureusement que annaoz veille et est là pour moi *sniff* parce que j'avais complètement zappé cette nouvelle (capitale) de mi-janvier (je n'aurais pas dû renoncer à mon -800 sur ma f-list !!).
( Où Aélane a toujours un train de retard )
Il est beau l' accio_fics, tout frais du jour grâce à l'aide inestimable de zazaone et de annaoz (heureuses co-modés), bientôt plein de fics francophones à croquer à l'intérieur, et déjà une recommandation en une nuit d'existence ! Règles qui ont l'air un peu compliquées peut-être à première vue, mais, en fait, intuitivement, c'est très simple ! Venez voir ! Venez lire ! Pas cher, pas bouffeur de temps (trois recs dans le mois seront demandées aux gentils volontaires, selon la catégorie choisie par leurs soins), simple d'utilisation. L'essayer, c'est l'adopter !
Selon le sacro-saint principe du calendrier de l'Avent, un délicieux chocolat drabble ou une petite truffe fic ou une chaleureuse image recette de cuisine, voire un mini-cadeau poème par jour, c'est la surprise, en ouvrant la fenêtre cliquant sur lien du jour ^____________^
( 1ier décembre 2005 -- Recette )
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( 2 décembre 2005 -- Poésie )
Lire bien fourré au fond des couvertures avec un chocolat chaud m'attendant sur la table de nuit est le meilleur médicament du monde. Cela faisait longtemps que je n'avais pas relu Eluard, j'avais oublié sa petite musique.
( quelques extraits )
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Rondel______________________________________________ Rondeau
Verflossen ist das Gold der Tage, ____________________ Il s'est enfui l'or des jours, Des Abends braum und blaue Farben : ________________ Enfuis, le brun du soir et ses tons bleus : Des Hirtens sanfte Flöten starben ____________________ Les douces flûtes du pâtre se sont éteintes, Des Abends blau und braune Farben __________________Eteints, le bleu du soir et ses tons bruns, Verflossen ist das Gold der Tage. ____________________ Il s'est enfui l'or des jours.
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Traum des Bösen. _________________________________________ Rêve du mal
Aus bleichen Masken schaut der Geist des Bösen.______ L'esprit du mal regarde dessous des masques blêmes. Ein Platz verdämmert grauenvoll and düster ;__________ Une place se couvre d'ombres, effroyables et sinistres ; Am Abend regt auf Inseln sich Geflüster._____________ Un chuchotement s'élève le soir sur les îles.
Des Vogelfluges wirre Zeichen lesen _______________ Ce sont les signes troublés des vols des oiseaux que lisent Aussäztige, die zur Nacht vielleicht verwesen. ________ Des lépreux qui, la nuit, peut-être, pourrissent. Im Park erblicken zitternd sich Geschwister. _________ Dans le parc, frère et soeur s'aperçoivent en tremblant.
(Poésie, 1913, deux derniers tercets du sonnet)
(traductions d'Aélane ne rendant guère justice aux poèmes hélas).
Je viens juste de m'en apercevoir : ça y est, G.R.R. Martin a fini d'écrire le tome 4, A Feast for the crow ! Oui, à force d'espérer de mois en mois en vain une publication toujours reportée, je n'osais même plus passer sur le site de l'auteur de la saga du Trône de fer de peur de rajouter un peu de sel sur la plaie, cela fait même deux mois que je n'ai pas osé relire (pour au moins la vingt-et-unième fois) les précédents tomes. Les mots me manquent tellement je suis en admiration devant ces livres, c'est simple, cela faisait longtemps que j'avais rêvé de lire une oeuvre pareille en fantasy ^^. Elle a tout pour plaire (me plaire mais j'ai décidé que sur ce coup-là le beau était forcément universel) : des rebondissements, un monde d'une grande diversification qui ne sacrifie pas à la cohérence pour autant (suffisamment rare pour être souligné) et qu'on explore petit à petit, des "héros" qui n'en sont jamais, des personnages de chair et de sang n'hésitant pas à aimer, trahir et mourir pour de mauvaises raisons, des intrigues de palais à faire pâlir de jalousie nos bons rois mérovingiens, l'absurdité du destin, un passé enfoui qui revient hanter une société qui ignore son propre état de décomposition avancée, un vocabulaire soigné, des descriptions jamais pesantes, des scènes de batailles aussi réalistes que compréhensibles (même pour un profane comme moi), de la vraisemblance de l'action et de la psychologie avant toutes choses (et chaque perso à le droit à son évolution tout en nuances, oui, même les "méchants"... d'ailleurs tout le monde est méchant ;p), et surtout, surtout il y a Tyrion qui à lui seul aurait suffi à me faire attendre ce nouveau tome avec impatience.
Amazon, antre du Mal dixit ma banque, m'informe que le tome 4 sera disponible en juillet !!! dans moins de trois semaines ou presque !! HBP attendra son tour ! Mon mois de juillet sera martinien ou ne sera pas ;p (je dis ça et je le dévorerai sûrement en trois jours ^^;;;, pour mieux le lire et le relire et le chérir tous les jours suivants et, j'espère, pendant encore plein d'années ensuite ^_________^)
Edit : pour des avis un peu plus conséquents que le mien, hautement dythirambique, sur la saga de G.R.R Martin ^^;;
Edit2 : finalement ce sera octobre 2005 et novembre 2005 (selon la version) T__T (la vie est dure mais j'aurais plus de temps à consacrer au tome6 de HP...)
pour four_powa
"... Et c'est une fraîcheur d'eaux libres et d'ombrages, pour la montée des hommes de tout âge, chantant l'insigne mésalliance, Et c'est une fraîcheur de terres en bas âge, comme un parfum des choses de toujours, de ce côté des choses de toujours, Et comme un songe prénuptial où l'homme encore tient son rang, à la lisière d'un autre âge, interprétant la feuille noire et les arborescences du silence dans de plus vastes syllabaires. ..." (Saint-John Perse, Vents, II, 1)
"... Et toujours, ô mémoire, vous nous devancerez, en toutes terres nouvelles où nous n'avions encore vécu, Dans l'adobe, et le plâtre, et la tuile, couleur de corne ou de muscade, une même transe tient sa veille, qui toujours nous précède ; et les signes qu'aux murs retrace l'ombre remuée des feuilles en tous lieux, nous les avions déjà tracés. ..." (Saint-John Perse, Vents, IV, 2)
Je ne sçay comment je dure ;__________________________ Je ne sais comment je dure ; Car mon dolent cuer font d’yre,_______________________ Car mon cœur souffrant fond de chagrin Et plaindre n’oze, ne dire____________________________ Et je n’ose ni me plaindre, ni dire Ma doulereuse aventure, _____________________________ Mon histoire douloureuse, Ma dolente vie obscure. _____________________________ Ma secrète vie de souffrance. Riens, fors la mort ne desire. _______________________ Je ne désire rien, sauf la mort. Je ne sçay comment je dure. _________________________ Je ne sais comment je dure. Et me fault par couverture ___________________________ Et il me faut en guise de couverture Chanter quant mon cuer souspire, _____________________ Chanter quand mon cœur soupire, Et faire semblant de rire ; __________________________ Et faire semblant de rire ; Mais Dieux scet ce que j’endure ; ____________________ Mais Dieu sait ce que j’endure ; Je ne sçay comment je dure ___________________________ Je ne sais comment je dure.
[Christine de Pisan, Rondeau VII]
Will Eisner est mort, lundi dernier... (i'm so far behind T_T... je viens juste d'apprendre la nouvelle au détour d'un LJ!)
J'avais lu une partie de ses BDs et j'avais beaucoup aimé, outre son trait ainsi que sa minutieuse mise en page, sa manière de raconter des histoires toutes simples sans fioritures ainsi que ses fines observations des gens (je ne dirais pas "des petites gens" ni "du peuple" ou "populaires" à cause des connotations socio-politicardes, juste les gens qui l'entouraient au quotidien et qu'il regardait et qu'il crayonnait).
L'histoire d'un immeuble à New-York (dont je ne me rappelle plus hélas sur le coup du titre T_T c'est Un Bail avec Dieu !) reste ma préférée dans ce que j'ai pu lire de lui.
Robert Merle est mort. J'ignorais qu'il était encore vivant ^^;;; Son Malevil avait été l'un de premiers livres de SF (d'anticipation en fait) que j'ai jamais lu (je me souviens, j'étais encore en 4ième et je l'avais découvert complètement par hasard en arpentant les rayons du CDI). Ce livre m'avait pas mal marquée. J'avais lu ensuite, à la faveur des histoires de guerre racontée par mon grand-oncle, Week-end à Zuydcoote qui m'avait nettement moins accrochée. Après... plus rien ne revient à ma mémoire... je me demande pourquoi... *lit sa liste de livres sur Amazon* Sans doute parce que le romano-historique n'a jamais trop été trop ma tasse de thé, je préfère lire les historiens ou, à l'opposé du spectre, de la fantasy ^^;;. Mais j'ignorais totalement qu'il avait écrit sur Oscar Wilde ! oh oh ! *rajoute mentalement à la pile des à-lire-après-le-concours*
"nuit brèveflottant entre les roseauxla bave d'un crabe"
"en se rejoignantelles deviennent silencieusesles eaux de montagnes"
"moi mortque ma stèle soitparmi les herbes hautes" (Haiku, Buson, trad. par A. Gouvret et N. Imamura)
"Je posai ma lèvre ardente sur la lèvre du pichet Implorant de sa science le secret d'éternité. En me rendant ce baiser il me dit en confidence : Bois ; ce monde que tu hantes, tu n'y reviendras jamais."
"Le décet fatal d'En-Haut ne laisse une rose naître Qu'il ne la brise aussitôt et ne la livre à la terre. Si la poussière du sol comme l'eau s'évaporait, Eternellement pleuvrait le sang des personnes chères."
(101 quatrains de libre pensée, O. Khayyâm, trad. G. Lazard)
Samedi dernier, je n'ai malheureusement pas pu aller voir en dédicace à la Fnac des Halles John Howe, grand illustrateur de Tolkien (il a aussi participé à la conception visuelle - décors, persos, costumes, etc. - des films du Seigneur des Anneaux cependant les dessins du générique du Retour du roi sont de l'autre grand illustrateur de Tolkien, Alan Lee), mais aussi dessinateur pour d'autres grands auteurs de Fantasy (les couvertures des trilogies de R. Hobb aux éditions Voyager c'est encore lui - et je maudis l'édition française autant pour ne pas les avoir reprises que pour leur habituel tronçonnage éhonté de l'oeuvre originale, sans oublier les coquilles de l'édition de poche...). Toutefois, que ne m'en étais-je aperçue plus tôt !, ce monsieur qui adore fantasy, montagnes et mers déchaînées (autant que moi) tient un site très complet avec en particulier une jolie galerie : http://www.john-howe.com/. Ô joie, ô félicité !!! Ce site m'a en outre appris qu'il illustrait A Clash of Kings pour une édition limitée de ce deuxième tome de la saga du A Song of Ice and Fire (saga dite du Trône de fer en français), qui est tellement bien pensée avec une construction intéressante et un souffle assez si impressionnant que je n'arrête pas de la relire. Bref, son illustration des Eyrié est magnifique ! ^___________^
NB : et puis Algésiras est de retour !
Edit : rectificatif crédit générique ^^;;;;;
Une place s'étant libérée la veille d'un truc spectacle que maintenant qu'il y avait une place en trop je devais absolument aller voir, sans même avoir eu le loisir de me substanter après ma journée je me retrouvai en train de psalmodier "ma curiosité me perdra" dans un petit théâtre bondé à craquer du 14ième, une sono de sinistre augure trônant quelques rangées derrière moi au milieu d'un amas de fils. Avec un peu de chance elle pourrait dissimuler des gargouillements fort déplacés ou les décibels me rendre sourde à tout, jusqu'à l'appel du bar qui me ferait déranger un tiers de ma rangée (il devait bien y avoir un bar quelque part : tous les petits théâtres ont un bar ! c'est une nécessité vitale d'avoir un bar dans un théâtre ! je n'ai jamais vu un théâtre parisien sans bar). Ces petites pensées mesquines furent vite balayées par l'introduction, par le premier glissando de guitare électrique. La musique (batteur, guitariste et chanteur) était sur scène (la sono ne servait qu'aux retours et aux samples - heureusement pour mes tympans), elle avait envahi d'emblée la salle, soufflé les pensées des spectaeurs au loin. Une fois que les danseuses eurent fait leur propre introduction aux gestes lents et hiératiques dans un kimono délacé (sans obi) qu'elles maintenaient noué par leurs seuls mouvements, les musiciens furent le fil directeur de leur danse, décidant de leur transe, accompagnant leur tension. Ce n'était pas vraiment une symbiose non plus car les gestes des danseuses ne suivaient pas la musique, non... ils étaient plus comme en quête incessante et insensée de cette musique qui les surplombait, dans laquelle ils baignaient, qui magnifiait leur propre tension. La musique était un but, le but de cette tension dansée, incapable d'aboutir ni dans la torsion des corps, ni dans la violence des mouvements, ni dans l'animalité recherchée des gestes, ni dans la sexualité, ni dans sa propre négation (corps réduit à celui d'un pingouin, capable de ne s'exprimer qu'en ne mouvant plus que le cou, le visage, des mains et des pieds palmés - ou mouvement décomposé le plus lentement possible en une marche hypnotique). Le travail de mime était extraordinaire, le travail sur le corps, l'espace et le mouvement, à couper le souffle. Le corps était là, plus présent que jamais sur scène, aggloméré, dévoilé ou nié, déstructuré, poussé dans ses limites : il restait matériel, obscur, incapable d'accéder à l'immatérialité de la musique qui l'entraînait dans sa transe, la blancheur des corps poudrées des danseuses s'opposant à la noirceur habitée de la voix du chanteur (je n'ai pas compris les 3/4 des paroles en anglais, en tout cas, je n'y connais rien en néo-rock-métal mais Evanescence, Linking Park, Muse et compagnie pouvaient aller se rhabiller) et plus prosaïquement aux habits sombres des musiciens, pour finir par plonger dans le néant. Bref, ma description (et peut-être mon interprétation) ne lui rend pas justice (comment décrire un truc pareil ?), mais j'étais scotchée à mon siège : ça avait vraiment valu le détour. Pourtant... pourtant quand je suis sortie de la salle, j'étais persuadée d'avoir manqué quelque chose : à cause de la chute - un peu attendue (la fin de la quête : la terreur finale devant la seule immatérialité qui soit possible pour le corps : son anéantissement, la fin de son mouvement, la fin de la danse, le néant inconnu, la mort pour la nommer) - j'avais l'impression d'un manque. Un manque qui venait de moi : j'avais l'impression qu'en dépit de l'écriture volontairement fragmentaire de la chorégraphie, ne reliant les différents solo que par la répétition de quelques thèmes ou quelques mouvements (et la même musique omniprésente bien sûr), j'avais donc l'impression qu'il y avait derrière ces fragments de quête de la transe dans une tension pure, de recherche de l'immatérialité, un enchaînement, des codes à l'oeuvre, dont j'ignorais tout. Et finalement je ressortis de la petite salle en ayant la furieuse sensation d'avoir touché du doigt quelque chose pour constater qu'il s'était dérobé avant que je ne le saisisse. Ou peut-être avais-je touché le vent, tel celui, qui, glacé, nous cueillit à l'entrée du métro.
[Toqué par Carlotta Ikeda et sa troupe, danse butô, théâtre Silvia Monfort, il n'y avait malheureusement que 2 séances le 16 et 17 janvier sur Paris... par contre l'année prochaine elle et sa troupe feront une reprise intitulée "Zarathoustra" : Nietzsche, APZ et avec cette danse ! je ne sais pas comment je vais faire mais je ferai tout pour aller le voir !]
Edit pour liens et noms : - demandez le programme ! - un avis différant du mien - la compagnie de Carlotta Ikeda s'appelle Ariadone et elle est basée à Bordeaux ; le groupe de néo-rock métal se nomme Spina ^^.
| Date: | 2003-12-14 23:41 |
| Subject: | come-back |
| Security: | Public |
| Mood: | accomplished |
N'ayant plus accès (sans savoir le bout qui va devant et sans avoir été prévenue de quoi que ce soit) depuis plus de trois jours au journal que j'avais créé sur blurty et qui me servait surtout à mes élucubrations et à prendre du recul sur mes petits textes, puis ayant appris via mon accompte sur livejournal (qui servait principalement à suivre les gens que j'aime bien dans le fandom anglais de Harry Potter, sans les déranger par mes élucubrations en français), bref, ayant appris que LiveJournal acceptait désormais les Comptes gratuits sans besoin d'une invitation préalable, ma patience à l'égard de ces choses informatiques auxquelles je ne comprends goutte ne fit pas long feu ^^;;;;;. Deux choses m'ennuient assez : je dois donner ici plein de cookies au serveur ; je ne crois pas que je pourrai rapatrier mes posts de Blurty (en plus tout est inaccessible, pour l'instant tout au moins, mais j'avais fait des sauvegardes, ma foi en ces choses informatiques étant des plus faibles). Mais, bon, ce n'est pas si grave je pense ^^ (désolée pour ceux qui avaient fait des commentaires T_T). Donc, Aélane's journal est mort ! Vive Aélane's journal ! ^_^;;
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